Compte-rendu de la première nuit des 10e Nuits électroniques de l’Ososphère.
Missil, le set le plus gonflé de la première Nuit de l’Ososphère, à Strasbourg. ©Bylepeut.com/Simon Lepeut
< 29'09'07 >
Strasbourg après la Nuit (1/2)

(Strasbourg, envoyé spécial)

Tout beau, tout chaud, le premier pop’lab extension de poptronics est sorti des presses la nuit dernière autour de 4 h 30 du matin, live depuis les Nuits de l’Ososphère. Les non-Strasbourgeois peuvent le consulter ici. Beaucoup de choses vendredi pour cette dixième édition toujours aussi transgenre, balayant le spectre électro avec une quasi-exhaustivité. Beaucoup de monde aussi dans l’espace d’exposition, où l’« Audiofil » de Lydwine Van Der Hulst se taille un joli succès, comme « Massages » d’Isa Belle, dont la performance est déjà sold-out ce soir.

Les jazzy The Cinematic Orchestra et les tendance Wax Tailor lancent cette première nuit, qui a réservé quelques surprises. Après Battant, en ouverture de la nuit Kill The DJ, plein de morgue pour balancer son rock hybridé électro tendance 80’s rugissantes, Chloé fait danser le Dôme toute la nuit, avec la maîtrise froide qu’on lui connaît. Pendant ce temps-là, la tendance hip-hop ne se dément pas. Hocus Pocus puis Crazy B (de Birdy Nam Nam) font salle comble à l’Abysse, avant qu’elle ne résonne d’une drum’n’bass brute de décoffrage, les toasters Andy C & MC Dynamite (ce dernier ancien de Roni Size Reprazent) s’époumonant sous les vivas deux heures durant. A la Laiterie, le boom boom est de sortie, avec DJ Hell mixant lourd et fort, accompagné d’un éphèbe dont on n’a pas saisi (ça doit être l’heure tardive) l’exact rôle dans cette débauche de beats martiaux. A côté, dans le minuscule Môle, on se bouscule littéralement pour voir le scratcheur fou virtuose DJ Kentaro. Très attendu par une large frange des festivaliers, le Japonais (con)casse tout (reggae, hip-hop, house, drum’n’bass…) dans une ambiance surchauffée… et bientôt irrespirable.

Alors, épuisé, fébrile en attendant l’arrivée de notre journal papier, on s’échappe pour aller entendre le phénomène Missil. Il est 4 heures du matin, devant une centaine d’acharnés, la jeune DJ française s’autorise toutes les correspondances. Une sorte de mix-minute (45 secondes maxi par morceau), où elle croise les Beastie Boys et Cure, M.A.R.R.S et Nirvana, Diam’s et Arcade Fire, indus, prog’ rock, hip-hop et chanson française vintage… Tout sourire, avec une pêche incroyable (elle saute, hurle et joue avec le public en permanence), Missil est explosive, comme son nom l’indique. Et permet à nos yeux fatigués de rester ouverts, à nos jambes fourbues de trouver encore la force de tenir debout. Encore un tour devant les « WJ’s » d’Anne Roquigny, qui mixe les flux du web en direct sur quatre écrans simultanés. On y retourne ce soir, avec une soirée passionnante et beaucoup plus diverse : Nathan Fake, Monika Kruse, Simian Mobile Disco, Jimi Tenor, Swayzak, Adam Kesher… On vous raconte tout au cœur de la nuit. Stay tuned !

matthieu recarte 

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< 1 > commentaire
écrit le < 29'09'07 > par < benoit.hicke BJn poptronics.fr >
Formidable ! ! ! J’aimerais trop être de la partie... Bises Benoît