Festival Make Art autour des logiciels libres et des arts numériques jusqu’au 30/11 dans différents lieux à Poitiers (86), à la Maison de l’Architecture, 1 rue de la Tranchée, au Dietrich, 34 boulevard Chasseigne et au Carré Bleu, 1 bis rue de Nimègue.
L’installation "m/e/m/e 2.0" de Danja Vassiliev, sous-titrée "les rêves du XXIe siècle". © DR
< 26'11'08 >
Make Art, Poitiers en zone libre

Passeur, le festival Make Art, troisième édition, qui a lieu à Poitiers jusqu’au 30 novembre contextualise les pratiques informatiques des artistes, programmeurs et bricodeurs dans le champ des cultures du libre et dans celui des arts numériques, tous deux hétérogènes. La manifestation est organisée par l’association goto10 qui rassemble des artistes-programmeurs œuvrant au croisement des arts numériques et des logiciels libres (certains d’entre eux par exemple développent une distribution Linux optimisée pour la création audiovisuelle, pure:dyne). A leur invitation se réunissent artistes et programmeurs pour partager pratiques et réflexions. A voir et à entendre donc avec des performances (dont une session du Placard), projections, installations, présentations... On y revient vite, après y avoir fait un tour, promis.

Le festival commence par un atelier consacré au design sonore avec le logiciel Pure Data (un environnement de programmation dédié à l’interaction en temps réel) par le programmeur Andy Farnell, auteur d’un récent livre « Designing Sound » sur le sujet.

La programmation donne un bon aperçu des cultures du libre, avec une conférence pour s’y retrouver et choisir parmi les licences libres (animée par Benjamin Jean de l’association Veni, Vidi, Libri) ainsi que des projections. Le classique « Revolution OS », sorti en 2001, documente le développement de Linux dans les années 1990 ainsi que ce qui en a permis l’émergence. A voir notamment pour la différence de conception entre le logiciel libre et l’open source (plus pragmatique et plus orienté vers l’entreprise), alors qu’actuellement c’est le terme FOSS ou FLOSS (Free Libre Open Source Software) qui prévaut, comme le montre l’autre documentaire présenté au festival, « Codebreakers », de 2006, qui explique comment les logiciels libres et ouverts contribuent à la réduction de la « fracture numérique ». Côté animation, les deux courts métrages « Elephants Dream » et « Big Buck Bunny » prouvent qu’il est possible de réaliser des films professionnels avec des logiciels libres (notamment le logiciel de 3D Blender).

« Big Buck Bunny » de la Blender Foundation, un court libre :


On attend avec impatience les installations et présentations qui explorent les relations entre les arts numériques et les FLOSS (« FLOSS+Art » est d’ailleurs le titre d’un ouvrage collectif, en anglais, sur ce sujet, édité par deux membres de goto10 Aymeric Mansoux et Marloes de Valk, croisés à Transmediale dans la performance « Moving Forest »). A voir dans l’exposition, avec les cubes de « Levelhead » de Julian Oliver (revenus de LABoral et d’Ars Electronica), le mystérieux site web électro-mécanique « m/e/m/e 2.0 » de Danja Vassiliev ou encore le jeu coloré « Al Jazari » inspiré des robots musiciens de l’ingénieur du XIIIe siècle du même nom et créé par Dave Griffiths. Ce dernier, en duo avec Alex McLean (c’est-à-dire 2/3 du groupe Slub), sera également à l’affiche le 29 novembre lors de la soirée consacrée au live-coding où les musiciens programment en temps réel sons et images et souvent projettent également leurs écrans pour que le public puisse saisir des éléments de la performance en cours.

« Al Jazari », live-coding d’inspiration XIIIe siècle :

anne laforet 

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< 1 > commentaire
écrit le < 01'12'08 > par < contact Knq 6oogle.fr >
Super installe "levelHead" de Julian Oliver > vraiment intéressante. Le concert au casque était très sympa aussi malgré quelques bugs.