Festival Gamerz, sixième édition, du 3/12 au 19/12 dans huit lieux culturels d’Aix-en-Provence.
"Breeze Reflection", de Djeff Regottaz, une des installations à expérimenter dans Gamerz, à Aix-en-Provence. © Mathias Cena
< 06'12'10 >
Gamerz 6, extension du domaine du jeu à Aix-en-Provence

Concours de masturbation de Wiimote pour sauver les pandas de l’extinction, torture de souris d’ordinateur ou robot de déplacement pour poisson rouge... Cette année encore, le festival d’art numérique Gamerz détonne et bouillonne, malgré le froid mordant qui règne aussi dans le Sud de la France. Mais pour sa sixième édition, à Aix-en-Provence jusqu’au 19 décembre, il prend aussi une toute nouvelle ampleur.

Le collectif Dardex-Mort2faim, qui l’organise, l’a voulu plus gros, plus visible, et surtout plus complet. En toile de fond, la volonté de départ de démocratiser l’art contemporain reste intacte. Mais à une échelle supérieure : une soixantaine d’œuvres de 85 artistes attendent cette année les visiteurs dans huit lieux différents, un parcours de déambulation à travers le centre d’Aix et jusqu’en dehors, à la fondation Vasarely, dont l’imposant et psychédélique bâtiment accueille bon nombre d’installations.

L’artiste chinoise Chen Zou, installée en France, raconte d’où est venue l’idée de son installation « PandiPanda », une course de masturbation de Wiimote pour décupler la libido du rongeur et le sauver de l’extinction :

Avec les conférences organisées pendant la durée de l’événement, tout un pan théorique absent des éditions précédentes (« pas par manque d’envie, mais plutôt faute de moyens », explique Quentin Destieu, le directeur artistique) vient étoffer Gamerz 6. Au programme, notamment, un état des lieux du jeu vidéo dans l’histoire de l’art, une réflexion de Jean Cristofol sur la carte et le territoire à l’heure de la géolocalisation, ou une critique du tryptique armée-drogues-jeux vidéo par l’artiste et curateur Ewen Chardronnet. Ces conférences sont d’ailleurs intégrées au cursus des étudiants de l’école d’art d’Aix, dont sont issus les organisateurs du festival.

Benjamin Cadon explique les ressorts de « Péter les plombs », œuvre au nom éloquent réalisée avec Olivier Baudu et Philippe Coudert, du Labomedia d’Orléans, et qui invite littéralement à provoquer un court-circuit dans le bâtiment.

Mais la principale nouveauté n’est pas forcément la plus visible : en marge du festival, a vu le jour cette année la Maison numérique, une structure qui accueille des artistes en résidence. « Sept en ont déjà bénéficié, dont un à l’année, détaille Quentin Destieu. L’idée était de créer un laboratoire qui mélange des savoir-faire. Un artiste peut arriver avec une idée, sans forcément avoir les moyens techniques et financiers de la développer, et la réaliser à la Maison numérique. » Deux œuvres présentées à Gamerz 6 en sont issues. Elles seront aussi présentées dans des festivals partenaires, comme Enter à Prague et Amber à Istanbul.

Une première étape ? « A l’avenir, nous voulons plus de créations "maison", insiste Romain Senatore, un autre membre du trio organisateur. C’est dans ce sens que nous allons travailler grâce à la Maison numérique. Le festival ne grossira pas forcément, mais produira davantage de pièces en son sein. »

mathias cena 

votre email :

email du destinataire :

message :

< 1 > commentaire
écrit le < 10'01'11 > par < axellevillin oNF khiasma.net >

Bonjour,

l’Espace Khiasma aux Lilas est heureux d’accueillir la première expo monographique de la jeune artiste sud coréenne HeeWon Lee qui participait à la dernière édition du Festival Gamerz. Rendez-vous du 14 janvier au 5 février à l’Espace Khiasma pour visiter "Wonderland" d’HeeWon Lee !