Tournage du « Bup Machinima » de Nicolas Boone dans Second Life, appel aux avatars figurants bénévoles pour un rendez-vous le 15/05 à 21h, heure de Paris, ici.
Capture des essais préparatoires au tournage dans Second Life du Bup-machinima. © DR
< 14'05'08 >
Nous sommes tous des avatars figurants Bup

« Bup ne rend pas que les femmes plus belles et désirables. » Bup fera de vous des « figurants avatars », personnages semi-virtuels d’une série tout ce qu’il y a de plus réel. Condition : rendez-vous ce jeudi sur Second Life, à 21h, heure de Paris, à cette adresse, pour traverser cinq espaces où « subir la transformation Bup ».

Non, on n’a pas trop chauffé de la casserole sur poptronics : c’est que Bup, le dernier projet en date de Nicolas Boone, est loufoque, décalé et furieusement attirant. Cet artiste et cinéaste du temps réel (qui préfère les tournages au film fini) n’en est pas à sa première idée dingue : depuis une petite dizaine d’années, l’escogriffe aux allures de Tati, imper et mégaphone de rigueur, invente un live cinéma qui n’a à peu près rien à voir avec les sets des VJs d’aujourd’hui, un cinéma direct qui se préoccupe davantage de la mise en place des techniques, de l’ambiance d’un tournage que d’un scénario ou d’une post-production.

C’est lui qui, lors de la Nuit blanche 2005, avait mis le feu littéralement place Sainte-Marthe à Paris, en tournant « La Nuit blanche des morts vivants », un film « prosécuritaire » avec les figurants amateurs spectateurs de Nuit blanche. Nicolas Boone tourne des films comme un musicien fait un concert, transformant le plateau en lieu d’une performance participative intensive, appelant amis et inconnus à embarquer avec lui d’aventure en aventure. Un comptable est le personnage principal de beaucoup de ses fictions : « Il est venu, ça lui a plu, il revient à chaque tournage », raconte Nicolas.

Et comme l’économie du septième art ne tolère que rarement une telle précarité d’organisation, Nicolas Boone court de résidence d’artiste en résidence pour financer ses projets. Cette fois-ci, donc, il sort du cinéma pour tâter de la fiction (toujours à la pointe de la tendance…) : Bup est un « rêve de monde sous contrôle publicitaire et étatique », qui génère sa contestation en interne, comme il se doit. Pour appuyer la métaphore (« Bup-Château » a déjà été tourné, comme « Bup-Vélodrome »), un machinima (un court métrage réalisé avec le moteur d’un jeu vidéo ou d’un univers persistant) sera tourné demain soir, dans Second Life, ce « rêve de publicitaire » selon Nicolas Boone.

Poptronics y sera, enfilera sa combinaison Bup, passera les 5 salles comme autant de sas vers le vol collectif. Les autres tournages, plus « classiques » dans l’espace physique se poursuivent cette année, avec pour objectif la mise à disposition de la saison 1 de Bup en ligne à l’automne. Sûr qu’on y reviendra.

annick rivoire 

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< 1 > commentaire
écrit le < 14'05'08 > par < y w4z x-arn.org >
surement pas